RECITS DE COURSE

ORIGOLE 2010

Blog de arnaudetienney :ULTRA ET RIEN QUE CA !!!!!!, ORIGOLE 2010

  

ORIGOLE 2010

                Me revoilà reparti chez les Parisiens pour aller patauger dans la boue et affronté, pour la dernière fois, ce coup ci, c'est une certitude, l'ORIGOLE. J'étais venu l'année dernière pour prendre 2 points afin de pouvoir prétendre à l'UTMB et avec le recul, j'avais été agréablement surpris de ce qu'avait pu m'apporter cette course en terme d'expérience. C'est pourquoi au regard de la saison 2011 que j'ai programmé et de la fin annoncée de cette course, j'ai choisi d'y retourner afin de voir si mes efforts à l'entrainement fournis tout au long de l'année 2010 ont porté ses fruits. De plus, courir la nuit va m'apporter encore plus de confiance pour mes épreuves futures .

                    J'arrive à 18h30 au gymnase du Perray en Yvelines et je retire mon dossard avant d'aller m'installer dans les tribunes pour essayer de faire une petite sieste. Les coureurs arrivent petit à petit et le sommeil tant recherché ne vient, évidemment pas. Pas grave, je reste tout de même allongé et regarde tous ces bipèdes s'agiter autour de moi. Le speaker me reconnaît car lui et son amie sont venus chez nous cet été pour participer aux 100 km du morvan.  Il m'interpelle et me demande de présenter notre épreuve. Exercice difficile pour moi, mais je m'y colle quand même, sans toutefois être à mon avis très convainquant. Ensuite viens l'heure du briefing fait par le fondateur de la course qui nous annonce un parcours humide mais gelé. On peut ressentir une émotion dans ses paroles en annonçant la fin de cette épreuve, de son épreuve, mais promet de revenir en 2012 pour une très grande, très longue surprise. Des rumeurs de gymnase annoncent en effet que toute l'équipe est en train de préparer un ultra, double Origole surement, à cette date.

                Dehors, il fait -1 et la neige est omniprésente sur tout le parcours. Cela va s'avérer être un avantage car le blanc va nous guider dans la nuit froide.

                23 heures, c'est parti pour une 1ère boucle de 29 km et 600 m+. Pas monstrueux, c'est vrai, mais bon, la prudence est de mise car cela ne fait que commencer. Tout se passe bien pour moi et je gère les bosses, les descentes, en m'appliquant à poser mes pieds là où il faut sans prendre de risque. J'ai vraiment l'impression de pouvoir accélérer mais je me raisonne en pensant à la suite. Je rentre pou la 1ère fois au gymnase au bout de 3h25 ( ½ heure de gagné par rapport à l'an passé) et je me ravitaille rapidement mais efficacement. Je change les piles de ma frontale et repart dans le froid après un arrêt de 5 minutes. La 2ème boucle mesure 25 km et présente 200 m+. Facile, vous me direz, mais attention quand même car cette partie à la particularité d'être très collante et très humide. J'en garde sous la semelle car la course ne fait que commencer. Nous sommes au 30ème kilomètres et tout va bien pour moi. Je m'enfonce parfois jusqu'aux genoux mais par rapport à l'édition précédente, je trouve le parcours plus roulant du fait que le sol soit gelé en surface, les appuis sont moins fuyants et plus surs. Il n'y a plus beaucoup de coureurs car le petit trail est terminé. On se retrouve donc « entre nous » et je passe plus d'une heure seul, dans la forêt de Rambouillet, sans voir âme qui vive. C'est ce que je préfère dans ces courses, seul contre la nature, qui plus est, la nuit dans le froid . Mais ça, c'est difficile à expliquer, il faut le vivre pour comprendre. Bref, j'arrive déjà au 2ème ravito que je quitte seulement au bout de 4 minutes. Je pointe, selon la bénévole qui gère le chrono en 20ème  position. Mon challenge va être d'essayer de garder cette position jusqu'à l'arrivée.

                          A cet instant, la course commence vraiment. Il me reste 25 km mais 1000m+. C'est la partie la plus dure de cette nuit et elle va encore faire beaucoup de dégâts. Plus de 40 concurrents vont abandonner sur cette partie. Moi, je gère au mieux avec quelques douleurs aux quadriceps qui restes beaucoup moins importantes que lors de mes débuts, 2 années auparavant. Je ne vois personne sur cette boucle et je fais l'élastique avec la 1ère féminine. En effet, elle est plus forte que moi sur les partie plate et en descente, par contre, je la rejoins dès que le terrain s'élève. Elle va finir toutefois par me lâcher définitivement à 5 km du but. Petite hallucination visuelle d'une femme fumant un cigarette qui s'avère être un arbre biscornu lorsque je m'en approche.  Les derniers kilomètres se font en périphérie du Perray en Yvelines et on croise des gens qui partent chercher leur pain à cette heure. Beaucoup nous regardent avec stupeur et une personne m'interpelle même en me demandant d'où je viens. Je prends le temps de lui expliquer mon parcours de la nuit et là, il me dit que nous habitons sur une autre planète que la sienne. Je lui réponds bien sur que non, que je fais partie du même monde que lui. Il m'encourage à en finir et m'applaudit chaleureusement. Cela me donne la pêche et j'accélère donc (au moins à 10 km/h) pour en terminer en 10h20. Le célèbre cadeau du « finisher » (une belle polaire), une bonne douche bien chaude, un beau petit déjeuner bien copieux puis après avoir salué l'organisation, je rejoins mes 3 femmes qui m'attendent patiemment pour une autre épreuve, celle des courses de Noël. Le sommeil attendra ce soir.

                        Plusieurs points positifs lors de ce week-end. Ma gestion de course qui, au fil des épreuves, s'améliore très nettement. J'ai toutefois fini en ayant l'impression d'en avoir encore sous la semelle. Mes douleurs musculaires apparaissent de plus en plus loin dans la course et je pense être en mesure de pouvoir enchaîner des épreuves de ce format en préparation sans que ce soit des objectifs principaux, ce qui est de bonne augure pour mes challenges futurs. Courir la nuit est vraiment un exercice particulier dans lequel je trouve un réel plaisir, surtout depuis que je possède une frontale digne de ce nom. L'ambiance qui règne sur cette course est plutôt sympa.

                       Les - , car ils y en a eu, ont été ma gestion d'avant course où je ne peux toujours pas arriver sans dette de sommeil accumulée les jours précédents, mon hydratation trop anarchique ce qui engendre trop d'arrêts dans la course pour « vidanger ». Je vais m'employer à améliorer ces 2 points pour le futur, mais si certains ont des trucs ou des suggestions, laisser moi des messages........

                       Voilà, ma saison 2010 est clôturée, maintenant place à 2011 et de nouveaux défis.

 

jeudi 23 décembre 2010 10:14 , dans RECITS DE COURSE


HOSPITALIERS 2010

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LES HOSPITALIERS 2010

                Tout d'abord, à l'origine, je n'aurais pas dû courir cette course, car normalement, avec mon pote Thierry, nous voulions retourner aux templiers, le week-end d'avant, pour améliorer notre chrono de l'année passé. Après réflexion, nous avions décidé que l'ambiance trop commerciale qui y régnait, ne nous convenait pas, du moins pour moi, plus. Trop de monde, trop de tout..........  Qu'est-ce que j'ai eu raison au regard des témoignages d'un peu partout sur ce week-end « Has Been ». En effet, les Templiers, à mon sens, sont entrain  de devenir la course qu'il faut avoir fait, qu'importe l'esprit que tu y apportes.  Dommage, le mythe est en train de disparaître petit à petit, quoique, pas de panique pour les puristes, le village de Nant, lui ne déménagera jamais et entretiendra, je l'espère, la légende et les origines du trail.

                Dès mon arrivée à Nant, le samedi après-midi, je ressens cette âme qui m'avait fait rêver les années précédentes. Je suis rassuré, Les Templiers ont quitté ces lieux, mais l'âme du trail  est toujours là. L'ambiance qui règne dans le village est pleine de joie, de bonheur. Personne n'est là par hasard, cela se voit dans les regards, les attitudes, tout le monde semble heureux d'être là. Pour moi, pas de soucis, je suis en forme et heureux de faire parti de la fête. Par contre, la météo n'est pas top, il pleut par intermittence et il fait pas très chaud pour un 30 octobre. Pas grave, je suis prêt à affronter les éléments. Je plante ma tente dans un camping tout près du départ et je m'attache à bien monter mon abri car la météo annoncée pour la nuit est pourrie. A 20h, j'ai mangé et je me mets dans mon duvet en essayant de dormir rapidement car je sais que dès 3h du matin,  Mr Stress me réveillera. Je dors tant bien que mal en regonflant mon matelas au moins 3,4 fois. Bref, comme d'hab, supers  conditions et préparation d'avant course au top (j'ai au moins dormi 3 h ). Il a plu toute la nuit et je commence à penser que le terrain qu'on va rencontrer toute la journée va être très humide et gras,  COOL !!!!!!!!!! Je rejoins le village de Nant, lieu de départ et d'arrivée de cette nouvelle course près d'une heure avant le départ (6 h du mat) et je m'assoie dans un coin pour rentrer tout doucement dans ma bulle, lieu qui pour moi, est synonyme de plaisir et de réflexion. Nous sommes à peu près 200 coureurs pour cette 1ère édition. Pas de musique mythique mais simplement un bonne chance et soyez prudent de la part de l'organisateur qui fini par nous lâcher à 6h05 ce 31 octobre 2010.

                    Je pars tranquille dans le milieu de peloton en essayant toutefois de garder une place égale à mon niveau pour ne gêner personne. Il fait nuit et il pleut énormément. Le terrain est comme prévu, glissant,  trempé et truffé de piège qui me fait m'envoler dès la 1ère dalle en dévers. Je tombe fort sur mon avant bras droit et crains un instant que ma course  s'arrête dès 5 km. Ouf ! juste une égratignure et une belle frayeur qui aura pour conséquence de me maintenir très concentré jusqu'au lever du jour qui arrive vers 8 h et à peu près 20 km. Le premier ravito arrive et stupeur, juste de l'eau, pas de solide. Heureusement que j'ai un peu de gâteau dans mon sac car ça, je ne l'avais pas prévu malgré une description précise de la part de l'organisation qui nous spécifiait ce point. Bien fait pour moi, je n'avais qu'à regarder correctement le road-book. Le 2ème ravito arrive au bout de 5 h et je commence à avoir très faim . Je ne m'inquiète pas outre mesure car mes années à faire du gras et à expérimenter l'inactivité m'ont  assurées un petit matelas abdominal plein de réserves utile en ce genre d'occasion. J'avale tout de même plein de bonnes choses en pensant à mon pote qui lui ne peut rien manger quand arrive cette distance et ce nombres d'heures. Heureusement pour les Lorblanchet et autres qui auraient sans doute, s'il avait mon estomac, beaucoup de soucis à ce faire.

                Je repars trempé mais regonfler à bloc car j'aime ces conditions difficiles et je les connais. Je me remémore mes entraînements cet hiver dans le froid et la neige avec pour décor le Haut-Folin et ses forêts peu accueillantes à cette saison. Je m'attaque à la montée du fameux Saint-Guiral où le vent souffle à près de 100 km/h selon des bénévoles présents dans cette zone. La pluie me cingle la joue mais mon moral ne faillit pas. J'ai mal aux jambes, bien sur, mais mon cerveau ne rentre pas encore en mode veille et j'ai vraiment encore de très bonnes sensations de puissance. Nous traversons une rivière, La Dourbie, que j'avais affronté  lors des mes années kayak, et qui est aujourd'hui en limite de crue. J'ai de l'eau jusqu'en haut des cuisses et vient alors une partie en dévers de plusieurs kilomètres qui sera pour moi la partie du parcours où je vais souffrir le plus des genoux.

                J'arrive à un carrefour où un bénévole m'annonce que la course est déviée car la célèbre descente de Cantobre est vraiment trop dangereuse,  les dalles énormes qui la composent sont inondées et donc très, très glissantes. Les 5 premiers du classement y sont passés et tous ont dis qu'il était trop dangereux d'envoyer le reste de la troupe sur ces chemins. Pour l'avoir fait l'année dernière lors des Templiers, j'imagine très bien ce qui aurait fallu affronter. Déjà, l'année passée, il m'avait fallu au moins ½ heure pour descendre 3 km, alors......... Plus de 5km de bitumes nous sont proposé avant d'arriver au célèbre village de Cantobre, perché sur un caillou venu de nulle part. Des bénévoles proposent des crêpes exquises. J'en avale 2 pleines de chocolat et de confiture et repart, après les avoir remercier, pour le 8 derniers km.

                J'escalade le Roc de Nant, chemin qui a fait la légende des Templiers, et je pense à mon pote Thierry qui l'année dernière, c'était » battu » ici pour terminer son voyage. Il pleut toujours très fort et ma veste, malgré sa réelle efficacité, ne peut plus absorber les dizaine de litres d'eau qui s'abattent sur moi. J'attaque la dernière descente en entendant au loin le speaker qui décrit les arrivées de chacun. Encore un petit coup de cul et puis, ça y'est, j'entre dans le parc de Nant et fini sur une estrade pour être mis à l'honneur, comme les autres, pendant quelques secondes. Ca, j'aime pas, mais bon, de toute façon, y'a plus personne pour écouter les conneries que je raconte.........  Un beau tee-shirt de finisher, une bonne douche bien chaude et je reprends la route de suite afin de rejoindre mes 3 femmes qui m'attendent à 500 km de là.

                Les raisons de satisfaction de ce week-end sont nombreuses car j'ai trouvé à Nant un esprit que j'aime, loin de tout artifice, une course avec un tracé extra, sauvage, technique, joli et surtout très exigeant surtout avec cette météo dantesque (dixit le boulanger de Nant). Le petit nombre de coureurs (200) donne à cette épreuve une dimension humaine qui doit perdurer, mais çà, c'est un autre problème. Je pense que dès l'année prochaine, les demandes  d'inscriptions vont au moins doubler. A l'organisation de mettre « des limites » pour garder cet esprit présent et ne pas dériver vers autre chose. Facile à écrire, mais moins facile à faire............

                Physiquement, je me suis senti bien, pas trop de soucis musculaire, je sens que mes entraînements commencent à payer et que mes quadriceps « encaissent » plus. Psychologiquement, pas de coup de moins bien lors de ces 10H40, j'ai toujours été occupé dans mon esprit, ça, aussi, c'est nouveau. Bref, que des bonnes choses lors de ces Hospitaliers. Je pense aussi que j'avais laisser 1 ou 2 kilos à la maison par rapport à mes courses de l'été, ce que j'ai senti aussi très rapidement. J'espère pouvoir revenir dès l'année prochaine, pas tout seul, j'espère, mais avec Thierry. Cà, c'est une autre histoire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

http://www.festival-des-hospitaliers.com/fr/resultats-2010/resultats-du-31-octobre.html

vendredi 17 décembre 2010 21:33 , dans RECITS DE COURSE


CR ULTRA TRAIL DU SANCY 2010

 

ULTRA TRAIL DU SANCY

12 SEPTEMBRE 2010

                Afin de profiter de ma préparation de l'UTMB et pour me défouler un minimum, je me suis donc rabattu sur l'ULTRA TRAIL DU SANCY, un 80 km pour 4000 m de dénivelé + et autant de - accompagné de mon pote Thierry et ses 2 filles qui lui s'alignait sur le « petit » 30 bornes. 

                Nous avions décidé d'arriver  sur place la vieille et dormir dans un hôtel (et oui, il est où l'esprit aventurier !!)  tout juste à 100 m du départ (merci aux parents de Thierry qui s'étaient occupés de tout). Après être aller retirer nos dossards au village course situé en face du casino du Mont -Dore (pour ceux qui connaissent),  nous sommes rentrés à l'hôtel afin de prendre le repas et de se coucher tôt car pour moi, le départ était à 5 h du mat.

                Après une nuit très courte comme d'hab, je décide vu mon avance de faire un petit tour dans la ville,  qui dort encore, afin de dérouiller mes jambes et de me mettre dans l'ambiance. Je rentre un des premiers dans le sas de départ et je vois peu à peu arriver tous les cadors et les autres. J'ai hâte d'y être et de rentrer dans ma bulle.

                5 h ! c'est parti avec un petit tour de parc et on attaque direct dans la pente avec une bute qui réveille. Je n'ai pas de super sensations, j'ai du mal à me mettre dans la course et je me rend compte que je vais en chier durant toute la journée. J'essaye de penser à des choses agréables mais c'est toujours dur d'apprécier le moment. Pourtant, je traverse de chouettes paysages, la météo est pas mal. J'enchaîne les buttes qui font mal et la journée passe sans que je sois réellement conscient de l'endroit où je me trouve et de l'effort à fournir. Avec le recul, je pense que j'étais encore à Chamonix et que j'ai pris ce trail un peu à la légère, mais on ne vient pas ici sans objectif et sans préparation mentale appropriée. En effet, cette course doit vraiment être un objectif majeur, à mon avis, et non, comme pour moi, une course de substitution.  Bref, je souffre plus psychologiquement que physiquement quand arrive le ravito de Superbesse et que ce dresse devant moi l'ascension du Sancy. Pour ce qui connaissent l'endroit, un bon 600 m+ en 4 km et une dernière barrière horaire qui sera très serrée et dur à atteindre. Je donne tout ce que j'ai pour cette grimpette et je fini à arriver pile à l'heure au RV du dernier pointage, mais là, les gendarmes de haute-montagne nous attendent pour nous orienter sur un parcours de repli (encore !!je crois rêver....) car l'orage gronde méchant sur le Sancy. Ils nous disent, tout gênés,  que les risques sont réels et qu'il vaut mieux éviter « la bête ».

                J'empreinte une piste de ski qui fait mal à mes quadris et après 30 minutes, j'entrevois les lumières du Mont-Dore et aussi Thierry, fidèle comme toujours, qui m'indique que la fin est proche. Effectivement, 10 minutes après, j'arrive dans le square du casino dans un anonymat qui mets un peu la haine après 80 km. Certes, je suis dans les derniers à franchir l'arrivée, mais tout de même, cela fait bizarre d'être aussi peu considéré (plus d'arche, plus de stand, bref, plus de vie. ) Mais bon, toujours avec le recul, je pense que c'est aussi bien, les paillettes et la « gloire » ce n'est pas pour moi, moi, je sais d'où je viens...... et comment j'en chie pour en arriver là, mais j'aime ça !!!!!!!!!!!!!!!!!!

                Le bilan de mon week-end est mitigé. Déçu pour Thierry qui attend toujours une solution pour trouver un bide d'occase,  moi qui termine, c'est déjà ça, mais s'en ressentir de super sensations. Du haut de ma toute petite et modeste expérience en trail, ce fut une des courses le plus dur que j'ai faite. On vient ici, préparé, affuté, et on prend, à mon sens, ce trail comme UN objectif majeur dans une saison.  Je pense que physiquement, j'étais prêt, par contre psychologiquement, je n'y étais pas trop et sur ce genre d'épreuve,  le mental est au moins pour 50% dans la réussite. Je relative tout de même et me dit que c'est toujours ça de pris pour le futur qui après une saison 2011 nationale, peut-être m'emmènera (ATTENTION AU SCOOP) pour 2012 dans une ile à côté d'un volcan bien connu. En tout cas, c'est programmé et j'y travaille sérieusement ...................

dimanche 07 novembre 2010 22:20 , dans RECITS DE COURSE


UTMB 2010

Blog de arnaudetienney :ULTRA ET RIEN QUE CA !!!!!!, UTMB 2010

 

UTMB 2010 ou récit d'un week-end loupé...........

Mercredi 25 aôut 2010. Nous arrivons à Chamonix toute la famille et moi. Un peu de difficulté à trouver le camping qui sera notre point de ralliement, à tous, durant ce week-end qui doit être inoubliable. Il se situe à environ 6 km  du centre ville de Chamonix et est situé en face du glacier des Bossons. Après s'être installé, les filles et moi décidons d'aller retirer mon « packtage » nécessaire à mon « expédition » de ce week-end. C'est cool d'arriver en avance, il n'y a pas la queue au retrait des dossards. Sarah à le droit de passer avec moi (eh oui, là c'est sérieux, juste le coureur et personne d'autre, mais vu que les bénévoles sont encore bien détendus, elle me suit). La personne qui me met la puce au poignet qui restera tout le week-end propose d'en mettre une (factice) à Sarah. Elle semble vraiment contente de cette attention car seulement les trailers l'ont. Sauf que le bénévole lui sert un peu trop et que 2 heures après, nous devons lui couper. Après cette anecdote, tout le monde rentre au camping, non pas sans avoir fait un petit tour au salon du trail situé en plein cœur de Chamonix.

                Après une nuit peu reposante, notre matinée est consacrée à la détente, ce qui s'avère difficile avec d'une part l'impatience qui m'envahit et d'autre part tous les petits détails à régler  avant que la « tribu », ma « tribu » arrive.  Nous rejoignons la famille Dubreu à Chamonix, car la veille, Valentin et Sarah se sont inscrits pour participer à des courses réservées normalement aux enfants. La météo est bonne, il fait chaud, très chaud et les apprentis traileurs s'en donnent à cœur joie. Valentin court avec les premiers et Sarah se situe dans le ventre mou du peloton. Tous deux arrivent heureux et s'en vont récupérer leur petit cadeau de finisher et leur beau diplôme. Ensuite, retour au camping ou chacun arrive à tour de rôle. D'abord Laure et ses enfants accompagnés d'une amie future traileuse puis arrive ensuite the Martin's Family, tout droit venant du Sud. Une fois tout le campement installé, nous prenons notre repas puis décidons d'aller se coucher après avoir élaborer la stratégie pour me suivre le lendemain.  Les prévisions météo ne sont pas bonnes et dès le début de la nuit, la pluie commence à tomber de plus en plus fort sur nous.

Quand le jour se lève, le ciel à changer de couleur et ce qui est annoncé n'est pas très réjouissant. Je m'inquiète surtout pour les filles qui vont devoir gérer tout le week-end des fuites dans notre caravane. Je me dis que Thierry est là et que lui, s'il y a galère il  trouvera une solution pour protéger tout le monde. Mon père et Bidou nous ont rejoints et tout le monde, sauf moi, part faire un tour à Chamonix, afin de me laisser un temps calme pour me reposer, ce qui sera bien entendu impossible. En tout cas, premier merci à eux d'avoir fait cet effort de me « laisser » plonger dans ma bulle, le temps qu'il faut. Vers 16 heures , je décide qu'il est temps de se préparer et je prend bien le soin de mettre correctement mes vêtements que je quitterai, si tout va bien, seulement dans une quarantaine d'heures.

A 17 h je rejoins le lieu de départ où ton « mon team » m'attend  et une fois les encouragements et derniers bisous faits à tout le monde, ils me laissent pour aller se poster à un premier ravito (Les Houches) afin qu'ils puissent m'apercevoir dans la course. Donc, moi, je me retrouve seul face à ce Mont-Blanc qui se dresse devant moi et dont je dois faire le tour. Je décide de m'asseoir contre un mur et essaye de m'isoler un peu en pensant aux images et pensées positives qui me serviront lorsque mes petits coups de mou, ou de blues, viendront lors de ce week-end.

Il est 18 h et je m'approche du départ qui est envahit par des coureurs, leurs proches et j'aperçois sur beaucoup de monde de petites larmes. L'émotion est palpable, on peut ressentir une ambiance particulière, le bonheur d'être là, de réaliser pour certains un véritable exploit après des semaines, des mois de sacrifices. Je pense que toute la pression que chacun peut se mettre, quelque soit son niveau de pratique, ressort à cet instant, ce qui explique les pleurs, les embrassades....... A ce moment, je réalise que je suis vraiment un privilégié d'être là, tout simplement. Il faut pas que je l'oublie tout au long du challenge qui m'attend. Rien que pour revivre encore cette heure avant le départ, je reviendrai, mais ça, on en reparlera ........

18 h 30. Ca y'est, c'est parti !!!!!  2500 traileurs sont lâchés dans les rues de Chamonix bondées comme lors d'un étape du tour de France. Oups !!!! ca fait tout drôle de vivre un moment comme celui là. Des tas d'enfants veulent nous taper dans les mains , nous toucher, on a l'impression qu'on part pour faire le tour du monde en courant, mais bon, j'essaye de ne pas me laisser griser et relativise un peu, même si c'est cool de pouvoir faire plaisir à plein de gamins admiratifs. Les 2 premiers kilomètres se font en marchant tellement la foule est dense. Nous avons juste un petit passage pour nous faufiler à travers ce flot de spectateurs qui hurlent et nous souhaitent bonne course. Il pleut des trombes d'eau et je décide de mettre ma veste raidlight car ce n'est pas le moment, à mon avis, d'attraper froid. Je navigue à 8 km/h environ, ce qui a pour conséquence de me faire doubler lors des 10 premiers kilomètres. J'essaye de me rassurer en me disant que ce n'est pas grave, pour l'instant, ce n'est que de l' échauffement, la course va commencer dans 80  km. Difficile tout de même à accepter, mais bon, je laisse passer les « plus rapides » que moi. Je pense à la louche être situé à peu près vers la 2000ème place. Je n'ai que pour l'instant, une seule préoccupation : la première barrière horaire qui se situe Aux Contamines à 32 km de là. Là-bas, j'aurais toute la famille DUB qui m'attends pour voir si tout va bien. Je prévois de m'arrêter un petit ¼ d'heure pour rester avec eux, donc gère ma course en conséquence.

J'arrive Aux Houches et commence à regarder si j'aperçois ma troupe. En effet, c'est par là qu'ils devraient être. Je commence à grimper sec et personne pour l'instant. Je me dis que vu la météo (pluie forte et vent), ils ont préférer rester au camping. Cela m'étonne de Thierry mais bon, en fait je trouve cela plus raisonnable.  Peu de temps après, je vois notre voiture de garer sur un parking, juste avant d'attaquer le premier col. Et bien non, ils ne sont pas raisonnables, ils sont là malgré le temps de chien qui règne ici. Je monte, monte encore et personne. Ils n'ont tout de même pas grimper jusque là avec Zoé dans le sac à dos et d'un seul coup, je vois une canne à pêche avec un petit fanion au bout s'agiter (ça, c'était notre code avec thierry pour que je puisse les réparer car beaucoup de monde). Ils sont là, ça fait vraiment plaisir, même si mes capacités mentales ne sont pas encore entamées. Je prends plein d'énergie pour plus tard, embrasse mes filles et Sophie et repart avec Thierry qui va m'accompagner encore un petit peu. Qu'est-ce que ce serait cool de partager ça avec lui, mais bon, on verra plus tard, il a d'autres soucis à régler, mais je suis sur qu'un jour, on partagera des moments comme ça !!!!!!! Bref, revenons à « nos moutons ». Je suis en train de franchir la 1ère difficulté du parcours qui passe comme une lettre à la poste. A 1800 m, il fait froid, mais ça va, que des bonnes sensations pour l'instant. Je vais entamer la descente sur St Gervais qui s'annoncent selon certains locaux, glissante. Donc, je décide de ne prendre aucun risque et descend tranquilou en veillant de bien poser les pieds. Ce sera dommage de se blesser maintenant, mais malheureusement,  j'en vois déjà qui abandonnent. Là, c'est vraiment dommage pour eux, mais bon, c'est aussi ça la course. Je reçois un coup de fil de la part de mon père et Bidou qui m'attendent à St Gervais qui me dit que là-bas, ils entendent que la course est arrêtée. Je trouve cela bizarre qu'ils me fassent une blague de ce genre à cette endroit . Je ne fais pas attention à cela et me concentre toujours à descendre correctement. Coup de fil de Thierry que je capte à moitié mais je comprends qu'il me dit lui aussi que la course est arrêtée. Gloup !!, je ravale ma salive et là, je commence à paniquer un peu. Surtout qu'autour de moi, tous les portables sonnent pour donner la même info. La course est arrêtée à St Gervais en raison des conditions météo qui règne en haute-montagne et des coulées de boue se seraient produites plus loin sur le parcours . Je décide d'accélérer un peu pour rejoindre le ravito de St Gervais afin d'en savoir plus. J'apprends que mon père et Bidou sont rentrés se mettre au chaud car la pluie à redoubler d'intensité et qu'ils ne pourront de toute façon, pas me voir. En effet, c'est fini, selon le speaker, la course est stoppée, tout le monde arrête. Là, tout s'effondre autour de moi. J'appelle  Thierry et Sophie pour qu'ils viennent me chercher rapido. Les rues de St Gervais sont pleines de coureurs en larmes,  abattus . Je m'assois sur le trottoir et regarde, un peu hébété, tout ce monde qui s'agite. Thierry et Sophie arrive ; je m'engouffre dans la voiture et Thierry récupère au passage 2 traileurs canadiens qui attendent un transfert à Chamonix. Là, au fil de la discussion, on apprend que pour eux, ils sont venus exprès du Québec, et surtout on fait leurs courses qualificatifs aux Etats-Unis depuis 2 ans . J'imagine leur déception et suis surpris toutefois de leur self-control. Nous arrivons à Chamonix puis ensuite, nous retournons au camping où tout le monde m'attend pour connaître mes premières impressions. Tout mon team est évidement déçu et moi, je ressens un sentiment de tristesse , aussi bien pour moi, mais aussi pour toute mon équipe qui avait pour certains organisé leur fin de vacances en fonction de mon objectif .  Je mange une gamelle de pâtes et vais me coucher en prenant soin d'étendre mon portable (tiens !! bizarre !!). Lorsque je me lève après une nuit très agitée, je rallume mon téléphone et m'aperçois que j'ai un SMS de l'organisation qui indique qu'une course de repli est mise en place à 10 heures au départ de Courmayeur. Il est 8h30 et toutes mes affaires sont trempées dehors. Je n'y crois pas vraiment et de toute façon, il m'est impossible de me re concentrer car trop « d'éléments extérieurs » entrent en compte. La pluie est présente et toute la famille est fatiguée de toutes ces péripéties. Je suis tellement déçu que je décide de tout ranger et de rentrer au plus vite chez nous afin d'oublier le plus rapidement possible ce week-end GALERE.

Une fois tout chargé, nous prenons la route vers notre Morvan, non sans penser, pour ma part, à l'endroit où je devrais être à ce moment, si tout c'était dérouler comme prévu. Après 5 heures de route, nous arrivons chez nous et je suis, malgré ma déception qui est ENORME, satisfait que les filles soient au sec et chez elles.

Les points négatifs de ce week-end ont bien sur été dans un 1er temps, l'arrêt de la course, la METEO POURRIE, la communication de l'organisation qui dans un 1er temps nous dit que la course est arrêtée et non suspendue, puis ensuite, en pleine nuit, envoie un pseudo message qui invite seulement 1000 concurrents pour une course de repli, un peu inadapté à mon goût. Soit tout le monde repart, soit personne............ Les sponsors sont là et il y a tellement d'autres paramètres qui rentrent en jeu avec une organisation comme celle-ci. Après tout, rien ne m'oblige à y participer. Le monde également présent dans les rues de Chamonix trop petites pour l'occasion, mais bon, ça aussi, c'était prévu !!

Mais, malgré tout, il y a quand même eu des points positifs à cette »virée ». Les paysages qui vous invitent à les parcourir,  les  frissons ressentis surtout au départ et  l'expérience de la gestion d'avant course  qui ne sera pas la même si je reviens car je vais réessayer dès l'année prochaine si le tirage au sort me sourit. Encore merci à tous ceux qui m'ont accompagné tout au long de ce week-end, sur place et dans les pensées et j'espère que tout ce petit monde pourra encore m'accompagner l'année prochaine, c'est indispensable à ma réussite..

dimanche 07 novembre 2010 08:59 , dans RECITS DE COURSE


CR 6000 D 2010

CR 6000 D

24 juillet 2010 

J’avais choisi cette course dans ma route vers l’UTMB pour accumuler du dénivelé. Je n’ai pas été déçu. La 6000 D n’a plus que le nom car elle propose maintenant 8000 m de dénivelé cumulé (4000 + et 4000 -) sur 65 km.

            Nous arrivons avec toute la famille le vendredi matin afin de profiter d’une journée de balade dans cette belle vallée qu’est la tarentaise. Le camping est sympa, tout juste placé au bord de l’Isère et à 6 km d’Aime qui sera le point de départ et d’arrivée de l’épreuve . Après avoir installé notre « camp », Sophie, les filles et moi décidons d’aller chercher mon dossard et de flâner un peu. Pasta de veille de course et couché pas trop tard afin de pouvoir dormir un peu. Et comme d’habitude, je m’endort très tard et me réveille vers 3 h du matin. D’ailleurs, j’entends les coureurs qui partent pour l’Ultra car leur départ va se faire 3 h avant nous. Petit moment de déception car j’aurais vraiment aimé en faire parti mais il m’a semblé plus raisonnable de ne pas tenter le coup un mois avant Chamonix. Leur virée fait tout de même 110 km pour 6000 m de dénivelé. Bref, j’essaie de me rendormir en vain.

Le départ est proche et une fois tout le matériel et l’homme prêt, je pars pour faire du stop car la voiture va rester au camping avec Sophie et les filles afin qu’elles puissent me voir sur un ou plusieurs ravitos. Dès ma première tentative, un couple s’arrête à ma hauteur et me propose de m’emmener à Aime, tout surpris de me voir prendre le risque de me rendre à pied au départ qui n’est distant que de 6 km. De toute façon, je me doutais bien qu’il serait facile pour moi de trouver quelqu’un, nous sommes tout de même près de 800 inscrits et que je me trouve sur la route principale pour rallier Aime, donc aventurier, mais pas trop quand même. Après des discussions variées avec mes chauffeurs et des remerciements, je rejoins le sas de départ ½ heure avant le départ pour ne pas me trouver en queue de peloton car pour avoir déjà participé en 2008, doublé d’entrer est difficile. J’aime d’habitude cette atmosphère qui règne dans ces « parcs fermés », mais là, j’observe une ambiance très compétition, pas d’échanges, trop de concentration de la part de chacun. Je comprends à cette instant que je suis un peu trop devant et que les gens autour de moi ne sont pas là pour rigoler. Je retrouve un peu moins de prise de tête en me laissant glisser sur l’arrière de quelques mètres. Ca va mieux mais ça sent pas l’ultra.

Top, c’est parti. Comme toujours, cela part très vite et cela double de partout, sur les trottoirs, sur les terre-pleins. Bref, partout où l’on peut se faire une cheville. Moi, je décide d’être sage afin de ne pas me blesser comme un naz et laisse ces types me doubler. J’essaie de me mettre un peu dans ma bulle afin de ressentir mon corps qui me pose de petits problèmes depuis 3 mois. Pour l’instant, ça va. Pas de douleur au genou. La première montée jusqu’à Aime 2000 passe bien, un petit 1300 m + pour 20 bornes que j’avale en 3 h 30 environ. Ensuite, petit pause ravito et je repars en direction du col de la Chiaupe où la visibilité est quasi nul dû à un brouillard dense et une température fraîche. Et ça monte encore pour arriver finalement vers 12 h au glacier de Bellecôte à 3050 m d’altitude. La température est de -6 et peu de temps après le PC, on se perd car le balisage est invisible. Heureusement que l’on est un groupe d’une cinquantaine de personnes car tout seul dans le brouillard, on s’aperçoit qu’à cette altitude et dans ses conditions, le moindre incident (glissade, entorse,etc) peut prendre des proportions impensable 2000 m plus bas. Un coureur local nous guide sur la bonne trace. Ouf ! il était temps, monsieur Onglet commençait à me titiller les extrémités.

C’est parti pour 4000 m- en 30 km environ. Dur, dur pour les genoux qui commencent à faire très mal lors de chaque foulée. J’essaie d’en faire abstraction et me concentre plutôt sur ma pose de pied en prenant garde de ne pas me faire d’entorse lors des passages étroits et engagés. Nous visitons toutes les stations de La Plagne et je rejoins toute ma petite famille à Plagne Bellecôte.  Cela fait du bien de voir mes 3 femmes venues me supporter aussi haut que ça. Il fait froid (11 °) mais je prend le temps tout de même de me poser 5 minutes. Un p’tit bisou à toutes les 3 et je m’engage dans les 20 derniers km qui descendent progressivement. C’est cool pour mes genoux qui me rappellent qu’ils existent dès que la pente se fait plus importante. Je rencontre un finisher 2009 de l’UTMB qui se prépare comme moi à boucler le grand tour à nouveau. Je lui pose beaucoup de questions qui font passer le temps et permettent de m’éclaircir encore sur certains points, notamment la technicité du parcours que l’on rencontrera fin Août à Chamonix. Il me rassure en me disant que les terrains sont plus pentus que techniques. On verra bien.

Je glisse doucement vers l’arrivée et me fais doubler par les 3 premiers de l’ultra qui eux en sont à environ 12 h de course. La fin du parcours se passe dans le centre ville d’Aime ou je rejoins les filles pour terminer avec elles et boucler cette 2ème 6000 D.

Les points positifs que je retire de ce week-end sont que mes quadriceps ne m’ont pratiquement pas faits souffrir, que j’ai pu accepter de me faire doubler alors que j’en avais encore dans le moteur. En effet, j’ai couru en me projetant dans le futur et en voulant éviter la blessure à ce moment de ma préparation. Les filles et moi avons passer un week-end en famille agréable.

A contrario, je me suis aperçu que mes genoux étaient fatigués, qu’il va falloir que je me prépare mentalement à gérer la douleur lors de l’UTMB. Ce qui me rassure un peu, c’est que cela ne semble être que musculaire et non articulaire. Les séances chez le kiné entamées depuis un mois environ me font incontestablement un bien fou. De plus, j’aurais dû peut-être m’engager sur l’ultra pour plusieurs raisons telles que le fait d’être en comité restreint (seulement 150 participants) et aussi que le dénivelé y était moins important (seulement 6000 m sur 110 km). Tant pis, je reviendrai pour le faire.

Pour conclure, je m’aperçois que de plus en plus, les distances « courtes » ne sont pas pour moi. Lors de cette 6000 D, les 4 premières heures m’ont parues longues et ennuyantes. J’ai réussi à apprécier qu’après, ce qui correspond aussi, je pense, au moment où l’on commence à être seul sur les chemins.

Maintenant, ça y’est !! j’y suis. L’UTMB s’offre à moi, la course d’une vie pour certains, pour moi, juste une étape dans ma vie de coureur, une étape importante, certes, mais juste une étape. Je serais accompagner lors de ce tour du Mont-Blanc par une vingtaine de personnes qui seront sur place avec moi. Lorsque je bouclerai cette course, j’espère que tous seront là pour finir avec moi cette aventure. Ce soutien est pour moi, indispensable à ma réussite.  Je me sens prêt physiquement mais surtout mentalement.

A bientôt pour le CR

mardi 21 septembre 2010 08:51 , dans RECITS DE COURSE


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