CR TRAIL DES 3 CHATEAUX
LE CREUSOT 2010
Samedi 6 avril 2010 :
RV est pris avec Thierry, mon acolyte, chez lui puis direction Autun. Petit arrêt au lycée militaire pour caler le transport des « petits jeunes » vers le Creusot.
Nous arrivons à 18 heures. Retrait des dossards et remise des petits cadeaux habituels. Ensuite, nous prenons possession de notre « chambre d’hôtel » qui sera en fait un gymnase rempli de trailers où règne une ambiance sympa.
Je déplie ma tente afin de pouvoir m’isoler un peu lorsque j’en éprouverai le besoin. J’imagine que certains doivent me prendre un peu pour un allumé, mais je ne sens rien de tout çà. Thierry s’installe à côté de moi et nous commençons à nous préparer, avec les jeunes militaires pour notre première étape de nuit longue de 18 km.
Je décide de ne pas prendre de ravitos si ce n’est qu’une petite bouteille d’eau, car j’estime, à raison, que le court kilométrage doit me permettre de ne rien boire, ni manger. Nous nous échauffons un peu tous ensemble puis allons nous placer sur la ligne de départ.
Cà y’est, c’est parti ! je démarre vite (15 km/h environ). Ma stratégie pour ce soir est simple : à fond du début jusqu’à tant que je tienne, pas de gestion de calcul. Les 1er kilos se passent bien. J’ai Thierry avec moi et nous filons tranquillement dans la nuit glaciale qui s’offre à nous. Denis D, un p’tit gars du club, est parti avec la tête de course et pour l’instant, il est hors de porter.
J’ai de supers sensations. Le parcours proposé est agréable, des chemins larges, pas trop techniques, me permettent de lâcher un peu les chevaux dans les descentes. De plus, ma récente acquisition d’une frontale, digne de ce nom, me permet de voir le relief et les nombreux pièges amplifiés par la pénombre.
Nous arrivons au ravito que je zappe, comme prévu. Ensuite, un « coup de cul » se dresse devant nous. Des tas de lanternes nous guident à travers les balais qui nous chatouillent les mollets. Enfin, une vue du Creusot « by night » nous est proposé et nous redescendons, à bloc pour ma part, vers la ligne d’arrivée en plein centre ville. Avant d’en finir, il me faut encore franchir les 143 (je crois) escaliers qui vont nous permettent de nous élever vers le château de la verrerie, lieu de fin de notre ballade nocturne. Dans ce dernier obstacle, je rejoins Denis D qui coince, et nous finissons ensemble. Thierry juste derrière. Petit massage fort agréable, douche bien chaude (je sais, normalement, elle devrait être froide sur les jambes, mais bon, avec -5 dehors, le choix est vite fait), pasta collée (c’est pas celle de Nono) puis nous retournons au gymnase pour nous étirer, essayer de dormir un peu afin de réparer au mieux les légers traumatismes occasionnés par notre soirée. Les petits jeunes nous quittent pour rentrer sur Autun car ils ne s’aligneront pas sur l’étape du lendemain, ils ont encore le temps pour çà.
Dimanche matin, 3h30, je suis prêt, zut !! le départ n’est qu’à 10h30. J’hésites à aller courir pour chasser un peu les toxines présentes dans mes quadris et mes mollets , mais j’ai peur de réveiller tout le monde dans le gymnase. Donc, je lis un peu et met mon MP3 en marche.
Réveille à 7h, enfin !!!!! Nous allons, Thierry et moi prendre un p’tit déj sous une tente où il doit faire au moins 5° et allons nous préparer pour cette sortie longue du dimanche matin. Quelques têtes connues dans le peloton, Eric B le morvandiaux, membre de morvan oxygène et les « 2 petits nouveaux » , Laurent et François, coureurs ultra (ça, c’est cool !!)
10h30, le départ est donné en même temps que les « 20 bornes », ce qui a pour conséquences de fausser un peu la course « combinée » auquelle on appartient , Thierry et moi. Je pars, comme le samedi, vite, un peu au-dessus de mes possibilités, mais bon, je me dis que de toute façon, si j’en prends un coup derrière la tête, cela m’entraînera pour la suite de ma saison. Réaction un peu maso, c’est vrai, mais les distances que je vais aller titillées plus tard me mettront, je pense, parfois, un peu, voire beaucoup, en vrac. Bref, pour en revenir à la course de ce dimanche matin, c’est encore un peu le même type de chemin qu’hier soir avec en plus la lumière du jour qui nous permet de voir notre environnement, les autres concurrents et les bénévoles (merci à eux) qui se caillent méchant. Des parties de bitumes font partis du parcours, ce qui à pour conséquence de nettoyer mes chaussures et d’augmenter ma moyenne. Dans les descentes, j’essaye de ne pas calculer, je ne prends pas soins de mes quadris, toujours dans en soucis d’adaptation des courses futures, je lâche tout, en prenant, à mon niveau, parfois quelques risques.
Thierry n’est plus avec moi, en fait, il m’expliquera plus tard qu’il a bifurqué sur le parcours des 20 km car les sensations n’étaient pas là, dommage, j’aurai bien voulu que l’on termine ensemble….. Je ne m’arrête pas au ravito qui se trouve à l’intérieur d’un château et entame une monotrace à travers bois, très sympa et très roulante. Je ressens vraiment de bonnes sensations, je suis heureux d’être là, me dit que j’ai de la chance de pouvoir profiter de cela. Je pense à Sophie restée à la maison et les 2 petites qui doivent être en train de jouer et cela me donne plein d’énergie. J’aimerai bien qu’elles soient toutes les 3 là, mais, bon, ça caille et je ne veux pas leur faire endurer çà. Je sais qu’elles seront avec moi cet été à Chamonix pour je l’espère, partager l’arrivée avec moi. De toute façon, je suis persuadé qu’un UTMB, en tout cas, pour moi, ne peux pas se boucler seul. C’est pourquoi, elles seront là ainsi je l’espère, mon vieux pote avec son estomac réparé. Mais bon, çà, on en reparlera….
Revenons au Creusot. J’ai tout de même l’impression que mon allure diminue un peu, peut-être est-ce dû au dernier raidillon qui se dresse devant ou bien, malgré tout, l’accumulation des kilomètres qui commence à faire effet ? Je termine quand même le dernier kilo à bloc, histoire de voir si après 35 km de course, j’ai encore un peu de jus. J’arrive à tenir, même dans les escaliers « bis ». Je franchis la ligne d’arrivée en bon état, un peu mal aux mollets, mais relativement frais quand même.
Retour au gymnase pour une douche froide puis retour dans notre morvan et petite soirée en famille, très appréciable.
Bilan du week-end :
Course en 2 étapes très sympa, les bénévoles aux petits soins pour les coureurs. Pour ma part, j’apprécie les courses nocturnes, peut-être est-ce dû au fait que mes entraînements se font le plus souvent, en ce moment, à la lueur de ma frontale ?
L’hébergement gratuit en gymnase est vraiment un plus. C’est l’endroit idéale pour récupérer entre les 2 courses. L’ambiance est calme et sereine sans toutefois couper avec l’épreuve. Parfait pour moi .
C’est sur, je reviendrai, car cette course permet de valider toute la préparation hivernale et aussi, d’une année à l’autre, de nous étalonner en fonction de la suite de notre saison.
Déçu par contre pour mon pote qui n’a pris beaucoup de plaisir ce week-end. Un peu de repos et l’envie devrait revenir……..
D’un point de vue purement compétitif, je suis à peu près sur une bonne impression car j’améliore mon temps cumulé sur les 2 étapes d’un peu plus de 25 minutes par rapport à 2009. Le temps passé dans le froid, la nuit, la pluie, à courir commence à porter ses fruits. Il faut juste que j’apprenne à être patient, et ça, c’est pas facile pour moi..
Maintenant, nouveau challenge qui se profile. Fin avril, je vais aller me balader sur les chemins languedociens. Petite virée de 118 km avec 6666 m de dénivelé, l’ OCCITANE 6666. Je vais découvrir, je pense, d’autres facettes, d’autres ressources de mon corps et de mon esprit pour aller puiser dedans, bref, l’ultra, à mon sens, dans toute sa splendeur.
A bientôt,,,,,
Résultats du week-end : http://trail3chateaux.free.fr/documents/resu2010/Resultats%202etapes%202010.pdf
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