Accueil Date de création : 18/01/10 Dernière mise à jour : 12/03/10 10:00 / 14 articles publiés

RECITS DE COURSE

CR TRAIL DES 3 CHATEAUX 2010  (RECITS DE COURSE) posté le vendredi 12 mars 2010 09:46

CR TRAIL DES 3 CHATEAUX

LE CREUSOT 2010

 

Samedi 6 avril 2010 :

RV est pris avec Thierry, mon acolyte, chez lui puis direction Autun. Petit arrêt au lycée militaire pour caler le transport des « petits jeunes » vers le Creusot.

Nous arrivons à 18 heures. Retrait des dossards et remise des petits cadeaux habituels. Ensuite, nous prenons possession de notre « chambre d’hôtel » qui sera en fait un gymnase rempli de trailers où règne une ambiance sympa.

Je déplie ma tente afin de pouvoir m’isoler un peu lorsque j’en éprouverai le besoin. J’imagine que certains doivent me prendre un peu pour un allumé, mais je ne sens rien de tout çà. Thierry s’installe à côté de moi et nous commençons à nous préparer, avec les jeunes militaires pour notre première étape de nuit longue de 18 km.

Je décide de ne pas prendre de ravitos si ce n’est qu’une petite bouteille d’eau, car j’estime, à raison, que le court kilométrage doit me permettre de ne rien boire, ni manger. Nous nous échauffons un peu tous ensemble puis allons nous placer sur la ligne de départ.

Cà y’est, c’est parti ! je démarre vite (15 km/h environ). Ma stratégie pour ce soir est simple : à fond du début jusqu’à tant que je tienne, pas de gestion de calcul. Les 1er kilos se passent bien. J’ai Thierry avec moi et nous filons tranquillement dans la nuit glaciale qui s’offre à nous. Denis D, un p’tit gars du club, est parti avec la tête de course et pour l’instant, il est hors de porter.

J’ai de supers  sensations. Le parcours proposé est agréable, des chemins larges, pas trop techniques, me permettent de lâcher un peu les chevaux dans les descentes. De plus, ma récente acquisition d’une frontale, digne de ce nom, me permet de voir le relief et les nombreux pièges amplifiés par la pénombre.

Nous arrivons au ravito que je zappe, comme prévu. Ensuite, un « coup de cul » se dresse devant nous. Des tas de lanternes nous guident à travers les balais qui nous chatouillent les mollets. Enfin, une vue du Creusot « by night » nous est proposé et nous redescendons, à bloc pour ma part, vers la ligne d’arrivée en plein centre ville. Avant d’en finir, il me faut encore franchir les 143 (je crois) escaliers qui vont nous permettent de nous élever vers le château de la verrerie,  lieu de fin de notre ballade nocturne. Dans ce dernier obstacle, je rejoins Denis D qui coince, et nous finissons ensemble. Thierry juste derrière. Petit massage fort agréable, douche bien chaude (je sais, normalement, elle devrait être froide sur les jambes, mais bon, avec -5 dehors, le choix est vite fait), pasta collée (c’est pas celle de Nono) puis nous retournons au gymnase pour nous étirer, essayer de dormir un peu afin de réparer au mieux les légers traumatismes occasionnés par notre soirée. Les petits jeunes nous quittent pour rentrer sur Autun car ils ne s’aligneront pas sur l’étape du lendemain, ils ont encore le temps pour çà.

Dimanche matin, 3h30, je suis prêt, zut !! le départ n’est qu’à 10h30. J’hésites à aller courir pour chasser un peu les toxines présentes dans mes quadris et mes mollets , mais j’ai peur de réveiller tout le monde dans le gymnase. Donc, je lis un peu et met mon MP3 en marche.

Réveille à 7h, enfin !!!!! Nous allons, Thierry et moi prendre un p’tit déj sous une tente où il doit faire au moins  5° et allons nous préparer pour cette sortie longue du dimanche matin. Quelques têtes connues dans le peloton, Eric B le morvandiaux, membre de morvan oxygène et les  « 2 petits nouveaux » , Laurent et François, coureurs ultra (ça, c’est cool !!)

10h30, le départ est donné en même temps que les « 20 bornes », ce qui a pour conséquences de fausser un peu la course « combinée » auquelle on appartient , Thierry et moi. Je pars, comme le samedi, vite, un peu au-dessus de mes possibilités, mais bon, je me dis que de toute façon, si j’en prends un coup derrière la tête, cela m’entraînera pour la suite de ma saison. Réaction un peu maso, c’est vrai, mais les distances que je vais aller titillées plus tard me mettront, je pense, parfois, un peu, voire beaucoup, en vrac. Bref, pour en revenir à la course de ce dimanche matin,  c’est encore un peu le même type de chemin qu’hier soir avec en plus la lumière du jour qui nous permet de voir notre environnement, les autres concurrents et les  bénévoles (merci à eux) qui se caillent méchant. Des parties de bitumes font partis du parcours, ce qui à pour conséquence de nettoyer mes chaussures et d’augmenter ma moyenne. Dans les descentes, j’essaye de ne pas calculer, je ne prends pas soins de mes quadris, toujours dans en soucis d’adaptation des courses futures,  je lâche tout, en prenant, à mon niveau, parfois quelques risques.

Thierry n’est plus avec moi, en fait, il m’expliquera  plus tard qu’il a bifurqué sur le parcours des 20 km car les sensations n’étaient pas là, dommage, j’aurai bien voulu que l’on termine ensemble….. Je ne m’arrête pas au ravito qui se trouve à l’intérieur d’un château et entame une monotrace à travers bois, très sympa et très roulante. Je ressens vraiment de bonnes sensations, je suis heureux d’être là, me dit que j’ai de la chance de pouvoir profiter de cela. Je pense à Sophie restée à la maison et les 2 petites qui doivent être en train de jouer et cela me donne plein d’énergie. J’aimerai bien qu’elles soient toutes les 3 là, mais, bon, ça caille et je ne veux pas leur faire endurer çà. Je sais qu’elles seront avec moi cet été à Chamonix pour je l’espère, partager l’arrivée avec moi. De toute façon, je suis persuadé qu’un UTMB, en tout cas, pour moi, ne peux  pas se boucler seul. C’est pourquoi, elles seront là ainsi je l’espère, mon vieux pote avec son estomac réparé. Mais bon, çà, on en reparlera….

Revenons au Creusot. J’ai tout de même l’impression  que mon allure diminue un peu, peut-être est-ce dû au dernier raidillon qui se dresse devant ou bien, malgré tout, l’accumulation des kilomètres qui commence à faire effet ? Je termine quand même le dernier kilo à bloc, histoire de voir si après 35 km de course, j’ai encore un peu de jus. J’arrive à tenir, même dans les escaliers « bis ». Je franchis la ligne d’arrivée en bon état, un peu mal aux mollets, mais relativement frais quand même.

Retour au gymnase pour une douche froide puis retour dans notre morvan et petite soirée en famille, très appréciable.

 

 

Bilan du week-end :

Course en 2 étapes très sympa, les bénévoles aux petits soins pour les coureurs. Pour ma part, j’apprécie les courses nocturnes, peut-être est-ce dû au fait que mes entraînements se font le plus souvent, en ce moment, à la lueur de ma frontale ?

L’hébergement gratuit en gymnase est vraiment un plus. C’est l’endroit idéale pour récupérer entre les 2 courses. L’ambiance est calme et sereine sans toutefois couper avec l’épreuve. Parfait pour moi .

C’est sur, je reviendrai, car cette course permet de valider toute la préparation hivernale et aussi, d’une année à l’autre, de nous étalonner en fonction de la suite de notre saison.

Déçu par contre pour mon pote qui n’a pris beaucoup de plaisir ce week-end. Un peu de repos et l’envie devrait revenir……..

D’un point de vue purement  compétitif, je suis à peu près sur une bonne impression car j’améliore mon temps cumulé sur les 2 étapes d’un peu plus de 25 minutes par rapport à 2009. Le temps passé dans le froid, la nuit, la pluie, à courir commence à porter ses fruits. Il faut juste que j’apprenne à être patient, et ça, c’est pas facile pour moi..

Maintenant, nouveau challenge qui se profile. Fin avril, je vais aller me balader sur les chemins languedociens. Petite virée de 118 km avec 6666 m de dénivelé, l’ OCCITANE 6666. Je vais découvrir, je pense, d’autres facettes, d’autres ressources de mon corps et de mon esprit pour aller puiser dedans, bref, l’ultra, à mon sens, dans toute sa splendeur.

A bientôt,,,,,

Résultats du week-end : http://trail3chateaux.free.fr/documents/resu2010/Resultats%202etapes%202010.pdf

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CR TRAIL DU SANCY 2010  (RECITS DE COURSE) posté le lundi 25 janvier 2010 22:43

Samedi 23 janvier 2010. Nous arrivons vers 18 h au Mont Dore, lieu de départ de notre épreuve du lendemain matin. Peu de neige, un temps humide. Nous allons retirer nos dossards, Thierry et moi,  puis nous prenons nos chambres tranquillement accompagnés de nos 2 chéries. Les enfants sont restés chez les papys et mamys (merci à eux), ce qui nous permet d'être un peu plus sereins quant au lendemain matin. Nous nous couchons tôt (22 h) après avoir manger une pasta dans la chambre de mon pote et de sa femme, qui est toute "barbouillée". La nuit est courte mais le sommeil profond et à 4h30, je suis prêt à faire feu. Dommage pour moi, le départ n'est qu'à 9 h. Bref, je tourne, je vire et attend péniblement 7 h pour prendre le p'tit déj. Nous arrivons une 1/2 heure avant le départ et nous sommes les premiers à entrer dans le sas de départ.

9 h, c'est parti. Mon garmin m'indique un bon 15 km/h pendant 2 km avant que vienne le premier chemin fait de neige et de glace. J'essaye de récupérer de mon départ "asphyxiant" et me dit que peut-être, je vais le payer plus tard ce qui ne se produira pas. Les kilomètres défilent et tout se passe bien malgré un rythme toujours élevé pour moi. Un moment, j'ai Thierry en point de mire, mais sa VMA et  tout le reste ont raison de mes poumons. Tant pis, je fais ma course et me fais doubler sur des parties de bitume dont je suis de plus en plus allergiques. Ma petite expérience me fait penser que certains exploseront et moi, je serai là pour les passer, même si cette idée m'est complètement égale. A près tout, je m'en fous, c'est pas là le plus important, c'est bien plus loin que ça (à chacun de le trouver).

Bref, les appuis ne sont pas faciles car souvent, la neige est gelée en surface mais molle en profondeur et plusieurs fois, ma jambe disparaît dans cette matière, peu habituel, pour moi. Je croise nos femmes à un ravito (ça fait toujours du bien de voir des gens qui comptent) mais je zappe les arrêts car pour moi, j'ai choisi l'autonomie complète sur cette courte distance. Cela va s'avérer payant à l'arrivée car je vais gagner plus de 40 minutes sur mon temps de l'année passé.

Les paysages sont magnifiques malgré le brouillard qui envahi les sommets. Les 10 derniers kilomètres vont être très intéressant car j'accompagne la 4 ème féminine qui me demande si elle peut me suivre pour rattraper la 3ème. Je ne serais pas assez performant pour l'emmener vers cette objectif mais cela à animer ma fin de course et m'a permis de maintenir une bonne allure jusqu'à la fin. Dans la dernière descente (le dernier kilomètre), je lâche tout et me surprend à doubler un petit groupe qui doit me prendre pour un de ces c..s qui pensent qui jouent la gagne alors qu'ils en sont loin, très loin. Ne vous inquiétez pas, moi, je sais bien où je suis et surtout d'où je viens.........

J'aperçois ma chérie qui me dit que Thierry est déjà dans la voiture, le bide un peu en vrac, mais malgré tout, avec un bon chrono. Je décide d'aller prendre une douche à peu près à 3 degrés et nous repartons dans notre lontain morvan.

Le bilan, de cette course est pour moi positif car je termine sans douleurs aux quadriceps, ni ailleurs d'ailleurs et me dit que c'est une bonne prépa pour THE OBJECTIF  2010 (utmb). Si je reviens l'année prochaine, j'essayerai d'encore mieux gérer, même, si à mon avis, mes limites sur ces distances ne doivent plus être loin.

Et maintenant, direction Le Creusot le week-end du 6.7 mars pour un trail par étapes (18 km le samedi soir et 34 km le dimanche matin) toujours avec Thierry.  

 Résultats : http://www.xttr63.com/CPLVR/index.php?option=com_wrapper&Itemid=351

 

 

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CR ORIGOLE 2009  (RECITS DE COURSE) posté le mercredi 27 janvier 2010 10:53

CR DE L’ORIGOLE 2009 

Petit CR d’un week-end parisien :

Nous partons samedi 5 décembre à 16h00 avec Thierry, président bien connu, qui me coachera lors de cette course qui est pour nous deux inconnue. Arrivée vers 19 h 30 au gymnase du Perray en Yvelines, lieu central de la course qui servira plus tard dans la nuit de dortoir, de ravitaillement, et de lieu d’arrivée.

J’avoue que j’arrive dans la région avec des aprioris, je me dis « un trail à Paris, cela ne doit pas être si compliqué que ça pour nous, les morvandiaux habitués aux buttes et coup de cul. De plus, lors de la remise des dossards, on peut observer que certains, voir beaucoup, ne semblent pas être des « traileurs » comme nous. Il est vrai que quelques comportements ou dégaines peuvent faire sourir, mais bon, on verra bien une fois parti.

Un dernier bout de « savane » et je me rends sur le lieu de départ à environ 500 mètres de notre position. Je ne cours même pas, en me disant que de toute façon, le placement de départ n’aura que peu d’incidence sur le résultat final. Thierry m’accompagne, puis, je lui dis qu’on se reverra dans environ 10 heures (encore une fois trop ambitieux).

            22 heures, çà y’est, c’est parti à environ 10 km/h à travers une zone pavillonnaire de banlieue (vous imaginez !!) pendant 4 km et enfin nous arrivons à la lisière d’un bois qui sera notre terrain de jeu pendant toute la nuit. Cela coince un peu car les sentiers sont étroits et les pièges nombreux dans cette forêt recouverte de feuilles. Je suis prudent car après tout, le temps m’importe peu, même si je suis quand même comme beaucoup d’entre nous, compétiteur. Je suis venu chercher 2 points qui me manquent pour prétendre à l’UTMB 2010  donc mon objectif principal est FINIR avant les barrières horaires qui seront, par la suite, repoussées

Cette première partie n’est pas trop technique et ne comporte pas trop de dénivelé (600 m)    

Kilomètre 29 et fin de la première boucle en 3 h 50, j’arrive au gymnase pour me ravitailler, je prends 2 soupes, Thierry me change les piles de ma frontale, 2 verres de coca, des tucs et deux barres de céréales et je repars après un arrêt de 9 minutes. Nous allons y voir plus clair car la petite course est terminée. Nous allons être entre nous. Thierry m’informe que je suis en 40ème position sur 300 partants. Je repars et quitte un environnement chaud  et rassurant pour un autre, humide et moins accueillant. La deuxième boucle est annoncée beaucoup plus cassante (23 km et 1000 m de dénivelé +). En effet, je n’imaginais pas trouvé des coups de cul aussi prononcés dans cette région qui entre nous, ne m’attire pas beaucoup.  Des successions de talus  avec des descentes techniques surtout la nuit ont pour effet de faire une sélection parmi les bipèdes pas préparés à ce genre de course. Heureusement pour moi, ED SPORT est là et Manu à encore une fois bien fait son boulot. J’apprécie cette partie car je vois beaucoup de gens qui mettent le clignotant alors que moi, je me sens fort et  j’ai envie d’accélérer. Je me raisonne et me dis que la course commence seulement (merci riquet et merguez de ces conseils). Des passages un peu chauds nous sont proposés. Il faut sauter des rigoles (d’où le nom de la course)  plus ou moins larges et très souvent on finit les 2 pieds dedans inondé jusqu’aux genoux. 

Puis viens la fin de la deuxième boucle après 4 h 15 et environ 8 heures de course, retour au gymnase. Il est 6 heures du mat et 25 km m’attendent encore. Thierry est couché dans ma voiture. J’aperçois sa tête qui dépasse du duvet et décide, après une petite hésitation, de le laisser dormir tranquillement (c’est lui qui va conduire pour rentrer donc il doit être en forme.) Je décide d’écourter l’arrêt car plusieurs coureurs ne peuvent repartir et semblent un peu à l’agonie. De toute façon, l’idée de m’arrêter ne m’effleure même pas l’esprit, je sais pourquoi je suis là. La personne qui pointe les coureurs à la sortie de la salle m’annonce que seulement une quarantaine de personnes sont repartis sur la dernière boucle et que les organisateurs sont en train de discuter pour repousser les barrières horaires. Pas de souci pour moi, j’ai 1h30 d’avance sur celles-ci.    

Je me dis que c’est bientôt fini et là, je commets une grosse erreur car 25 km, même avec un dénivelé peu important (200 m +), c’est encore long, surtout après 50 km et 8 heures de course. Cette dernière boucle va me sembler interminable car je ne vais voir qu’un ou deux coureurs au maximum pendant 3 heures. Le parcours ne présentent pas de difficultés majeures sinon celle d’être une fin de course. Petit coup de mou au 60ème vite effacé grâce à mes images positives (ça, c’est privé) et à un petit km de marche réparatrice.        

Vers 9h30 du matin, au bout de 11 h30 de course, j’aperçois mon ange gardien et pote, Thierry, qui m’attend pour terminer avec moi le dernier km (j’espère qu’il en sera de même fin août à Chamonix). Mes deux points dans la poche, l’éternel maillot de finisher, une bonne douche, un bon p’tit déj et retour dans notre morvan avec, il est vrai, une envie certaine de vomir du côté de Gien. Les paysages morvandiaux remettront finalement mon estomac en place (c’est souvent le contraire qui se passe)

            Ce que je vais retenir de ce week-end est la bonne organisation de l’équipe ainsi que leur gentillesse (le speaker a tout de même dit que les 100 km du Morvan était le meilleur de France), qu’il faut que j’investisse dans une frontale digne de ce nom, que j’avais peut-être un peu sous-estimé cette course (300 partants et seulement 95 classés dans les délais soit presque 70 % hors délais ou abandons.)  Cela s’explique aussi par le fait que beaucoup de personnes ne sont absolument pas préparées pour partir sur ce genre de course et qu’au bout de 3-4 heures, plein d’abandons avaient déjà eu lieu. Manu, tu devrais faire un stand l’année prochaine, t’aurais surement des clients !!!!!!!!!!!!!!   

Content tout de même, car apparemment, c’était la dernière fois que ce trail avait lieu de nuit car selon l’ONF, les coureurs dérangent les habitants de la forêt. Moi, perso, je n’ai vu que des cannettes, des bouts de tôles et autres détritus malheureusement habituels aussi chez nous. 

Prochaine course, le trail blanc du Sancy, fin janvier toujours avec Thierry et son estomac en coton. La route de l’ UTMB commence à se dégager. Plus que l’obstacle des inscriptions. Et là, je ne peux malheureusement pas tout maîtriser, à suivre……………………….       

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CR TEMPLIERS 2009  (RECITS DE COURSE) posté le mercredi 27 janvier 2010 11:00

CR TEMPLIERS OCTOBRE 2009

 

Vendredi 23 octobre 2009 :

Arrivée à Nant (Aveyron) vers 19 h 00. Dommage, le salon du trail vient de fermer ses portes,  je récupèrerai mon dossard ainsi que celui de mon pote, Thierry, demain. Je passe voir les arrivées de l’ultra endurance (110 km). Les finishers que je vois en sont à 17 h de course. Je rêve et me dit qu’un jour, je serai avec eux

Samedi24 octobre 2009 :

            Je retire les dossards et fais un petit tour du salon. Ensuite, j’assiste, dans la journée aux différentes courses qui sont proposées dans le cadre du festival des Templiers. Plus tard, j’accueille Thierry et toutes ses femmes pour ce qui va être une soirée tranquille et arrosée de nos féculents préférés.

Dimanche 25 octobre : 

        LE GRAND JOUR

            Debout à 3 h pour les derniers préparatifs et un petit déjeuner qui pour la première fois à du mal à passer.   Départ à 5 h 15 accompagné d’Era, musique mythique de la course et plein de fumigènes roses qui éclairent le village de Nant, déjà réveillé, depuis plus de 2 heures. Nous sommes 2800 trailers partis pour un beau voyage dans Les Causses avec chacun un objectif différent. Le mien sera de finir, le mieux possible, avec dans un coin de ma tête, malgré tout la barre des 10 heures.

            Les 5 premiers km sont très dangereux car il est facile de s’emballer et de partir à des vitesses peu raisonnables pour la suite. Un grand merci à Mr Garmin qui était réglé sur 10 km/h et qui n’arrêtait pas de me rappeler à l’ordre. Nous arrivons rapidement au 15 ème km avec seulement un peu d’eau et une grosse dose d’encouragements de la part des nombreux spectateurs malgré l’heure (6 h 30). Les km défilent et tout va bien pour moi, pas de douleur, heureux d’être là et d’en  prendre plein les yeux dans ces paysages hors du temps. J’arrive au premier gros ravito (35 km) en un peu moins de 5 h, et oui, pas une grosse moyenne !!! Là, je m’alimente correctement et repars au bout de 10 mn de pose. Les premiers abandons arrivent et pour certains, le week-end se transforme en grosse galère ( fallait choisir ED Sport pour la prépa). Trèves de plaisanterie, la course va vraiment commencée et les premières douleurs aux quadriceps vont venir me rendre une petite visite. J’arrive au marathon en à peu près 6 h (pas une grosse moyenne diront les connaisseurs) et psychologiquement, j’en prends un coup, j’essaye de me raccrocher à des choses agréables et relativise ma « souffrance » en pensant à ceux qui autour de nous souffrent de maladie. Moi, j’ai choisi d’être là et youpi, c’est reparti !!!!!!  Plus j’avance dans la course, plus je vois des concurrents sur la touche et je me dis que mes sorties dans le Morvan ont servi à quelque chose. J’attends à la radio d’un bénévole que le premier vient de boucler la distance et moi, il me reste encore au moins 20 bornes à faire. La course se déroule et curieusement, les heures défilent très rapidement et même, maintenant, j’ai l’impression d’avoir été pendant un moment dans un trou noir où j’avais perdu la notion du temps. Sensation difficile à comprendre, je vous l’accorde, mais j’ai vraiment ressenti cela. Bref, au dernier ravito (à 8 km de la fin), j’aperçois Thierry qui ne me semble pas au mieux, les problèmes gastriques sont de retours. L’idée d’abandonner lui traverse l’esprit mais ses proches et moi le persuadons de terminer cette aventure, même, dans la souffrance. Je décide de l’accompagner jusqu’au bout pour partager cette galère avec lui. Je lui doit bien ça, c’est un peu grâce à lui que je suis là.

. Nous entendons le speaker au loin en train d’annoncer les différents podiums et au fur et à mesure, un sentiment de joie, mais aussi de vide m’envahi. Content de faire parti des finishers mais déçu que l’aventure soit déjà finie. Mon corps souffre mais mon esprit veut encore voyager dans ses contrées (bien fait, j’avais qu’à faire l’endurance ultra).

            Ca y’est, je suis un TEMPLIER, heureux, un peu fier tout de même, mais surtout très humble. Je ne me sens pas héros, d’autres le font pour moi, mais ce moment m’appartient et je l’apprécie pleinement (dommage que je ne peux le partager avec ma famille rester à la maison).  Thierry fini malgré tout (peut-être vous expliquera t-il  son aventure, en tout cas, ce la  lui appartient). Je suis content pour lui qu’il ait pu aller tout de même au bout.

Pour résumé, ce week-end a été riche en enseignements pour le futur. Le mythe qui plane au-dessus de cette course est, à mon sens, justifié. Les paysages sont magnifiques, l’accueil est exceptionnel, les villages traversés ressemblent à une étape du tour de France avec des gens partout qui crient nos prénoms visibles sur nos dossards, les ravitos très complets (j’ai pu goûter la spécialité locale, le pain d’épice arrosé de roquefort, un délice.)  

Pour ma part, il me reste à renforcer encore mes quadriceps (j’accepte tous les conseils)  pour apprécier encore plus mes courses futures avec je l’espère un UTMB l’année prochaine. Merci encore à Manu (ED Sport) pour ses entraînements pertinents et intéressants,  à mes 3 femmes pour « endurer « mes sorties au quotidien et à mon pote qui doit être en train de sillonner le sud de la France avec toute sa famille et sa belle maison roulante. Vivement la prochaine………………………

Juste pour l’anecdote, je termine en 11h15 en 999ème position.

Dommage, je n’ai pas de photos de notre périple !!!!!!!!!!!!

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CR 100 KM DE BELVES 2009  (RECITS DE COURSE) posté le mercredi 27 janvier 2010 11:06

CR DES 100 KM DE BELVES 2009

            Vendredi 24 avril 2009, arrivée au camping pour prendre possession de notre logement, ma famille et moi, en attendant Thierry et la sienne qui m’accompagnera tout au long de ce périple avec son beau vélo bien décoré. Pasta partie pour tout le monde le soir. Eric Marchand nous  rejoins et partage avec nous ce repas en nous gratifiant de certaines anecdotes et des derniers conseils utiles pour ce type de course. Ensuite, tout le monde au lit vers 22 h. Je peine à trouver le sommeil car je sens que l’objectif que je prépare depuis des mois est tout proche.

            Samedi 25 avril 2009, je me réveil à 4 h 30 sans aide extérieur (comme d’habitude) et je revérifie pour la ième fois mes affaires qui me serviront pour cette journée. J’entends la pluie qui tombe depuis la veille et qui ne s’est pas interrompue durant la nuit. Je suppose que les conditions ne vont pas aider certains, mais pour moi, ce paramètre n’aura que peut d’incidence. Je rejoins Eric et Thierry puis nous allons prendre le petit déjeuner sous une grande tente où il règne une ambiance bon enfant mais fraiche. La pluie redouble d’intensité et je peux lire dans certains regards de l’inquiétude due à ces conditions, il est vrai, pas très encourageantes pour courir un 100 KM.

            Une fois le repas avalé, Eric et moi attendons le dernier moment pour rejoindre la ligne de départ. Je lui dis au revoir car je le reverrai juste à la fin de la journée. En effet, il va partir sur d’autres bases que les miennes (12 km/h). Thierry est déjà parti depuis un moment avec le reste des accompagnateurs et m’attends à environ 10 kilomètres de là. Je retrouve, 2 minutes avant le départ, l’autre Eric du club, qui semble aussi impatient que moi d’entendre le coup de pistolet libérateur.

            A 8 h 00, ça y’est, c’est parti. J’essaye de ne pas m’enflammer car le parcours s’y prête bien. Une petite boucle de 2 KM dans Belvès et puis vient la descente qui va nous mener au niveau de la Dordogne qui sera notre fil conducteur tout au long de la journée. Je regarde ma montre pour voir si mon allure n’est pas trop rapide. Tout va bien. Je suis heureux d’être parmi tous ces bipèdes qui vont prendre une douche géante pendant, pour certains, 8 H00 et pour d’autres plus de 18 H00. J’observe que certains ne doivent pas se poser les mêmes questions que moi quant à leur équipement car je peux voir des gens avec des chaussures trouées qui semblent usées jusqu’à la corde, une personne qui coure avec un thermos à la main et en tee-shirt. Bref, ce qui est bien dans cela, c’est que ces personnes-ci se trouveront peut-être devant moi à l’arrivée.

            Au bout de 10 KM environ, Thierry me rejoins avec son vélo au couleur du 100 KM du Morvan. Il ne passe d’ailleurs pas inaperçu, ce qui était, entre nous, un peu fait pour.

            Puis viens très vite le 20ème KM que je passe en 2 h 00 pile et tout va bien. Pas de douleur, je m’alimente correctement en privilégiant pour l’instant le sucré. Je vois déjà les premiers abandons qui me laissent perplexe quant à la suite. La météo semble faire déjà des dégâts car les hypothermies semblent arrivées en nombre.

            Thierry me laisse un instant pour essayer d’aller voir Eric devant. Il revient en me disant que tout va bien également. Les kilomètres défilent sans problème. Vers le 30ème KM, je commence à saturer avec le sucré et décide d’alterner avec du salé. J’aperçois ma petite famille ainsi que celle de mon « coach » d’un jour (tout de même 5 filles) vers le 35ème. Cela me redonne le moral et me donne l’énergie nécessaire pour accélérer un peu (au moins 0,10 km /h en plus). Je passe le marathon en 4h10 et me dit que la mi-course va me permettre de  changer de short qui s’est transformé en serpillère depuis déjà un moment. Je passe au 50ème en 5 h 00, tout est OK, j’ai mal aux jambes mais j’imagine que c’est normal.Je vois Thierry trempé et qui semble se les caillées, je me dis qu’il est quand même cool de m’accompagner dans cette aventure.

Et puis vers le 60ème (je ne sais plus trop), un gros coup de bambou me tombe sur la tête. Je suis dans un état qui m’est complètement inconnu, jamais ressenti auparavant. Je ne sais plus si j’ai mal aux jambes, j’en ai marre, je me demande pourquoi, depuis des mois, je m’entraîne aussi dur et que maintenant, je souffre. J’essaye de penser à des choses agréables (c’est ce que m’a dit de faire Eric M qu’en cela m’arrivera). Merguez m’avait prévenu que cela allait m’arriver et que d’un seul coup, cela allait revenir et c’est ce qui se passe, je repars de plus belle en pensant que ça y’est, les 30 derniers KM vont être une formalité. Petit coucou à mes femmes qui sont aussi courageuses d’attendre sous la pluie pour me voir une minute au plus. Passage  au 70ème en 7 h 02, je suis encore bon pour mon objectif qui se révèlera beaucoup trop élevé par la suite pour le bizut que je suis.

Bing, deuxième effet Kiss Cool, je n’avance plus, ma vitesse passe de 10km/h à 6km/h sans avoir l’impression de ralentir. Je ne sais pas ce qui m’arrive à nouveau. Heureusement, Thierry est là, il me parle, essaye d’attirer  mon attention sur autre chose, je lui répons juste « ouais », « hum ». Merguez m’avait encore prévenu, « cela peux t’arriver plusieurs fois », il avait encore raison et ça repars. Par contre, il m’est de plus en plus difficile d’accélérer ma foulée qui ne doit pas être très académique (comme d’hab). Vers le 90ème, je m’accroche au fait que c’est bientôt fini, je suis partagé entre joie et impatience d’en terminer. Je zappe le dernier ravito qui s’avère inutile et attaque la dernière côte du parcours qui fait le mythe de cette course. Ils ont qu’à venir chez nous, ils vont voir ce que c’est qu’une côte. J’entends le speaker qui présente le podium des féminines et j’arrive enfin au bout de 10 h 50. Je rejoins mon « Saint Bernard » qui semble transit de froid et nous allons nous mettre à l’abri sous la tente des soins. Un petit soin de pied et un massage plus tard, toujours pas de filles à l’horizon pour retourner au camping. Pas grave, je prends le vélo et Thierry se tape 2 KM sous la pluie en jogging. Nous arrivons tout trempé et nous consolons devant une bonne assiette de pâtes accompagnée d’une bière blanche. Pour moi, elle s’avère difficile à passer mais bon, je l’absorbe quand même, j’en ai tellement rêvé.

Pour conclure ce petit CR, un grand merci encore à Thierry et ses femmes qui n’ont pas hésité à organiser la fin de leurvacances afin de pouvoir m’accompagner sur cette course, à Eric Marchand et Merguez pour leurs précieux conseils de « papas », à Manu pour ses entraînements et ses conseils de pro et enfin, comme d’hab, à mes 2 (bientôt 3) femmes qui supportent tout cela au quotidien.

Je retiendrai tout particulièrement l’ambiance qui règne sur ce genre d’épreuve ou l’humilité est de mise et la solidarité entre coureurs semble encore existée. Je me sens, pour l’instant très proche de cette façon de concevoir la course à pied.

D’un point de vue plus personnel, je fus à l’arrivée très déçu de ne pas avoir fait tomber la barrière des 10 heures, mais avec un peu de recul, cet objectif pour mon 1er 100 KM était un peu ambitieux vu mes capacités actuelles. Le simple fait de terminer aurait dû me suffire comme beaucoup de personnes me l’ont fait remarquer. Difficile tout de même à accepter. Le prochain me permettra, je l’espère, d’aller flirter avec ce temps que tant de personnes veulent effacer. Car prochain, il y aura, c’est une certitude, en 2010 surement, pour redécouvrir cette ambiance et goûter à l’effort qui me convient, il me semble, le mieux.

D’un point de vue organisation, nous n’avons rien à envier à une grosse machine qu’est Belvès même s’ils sont tout de même performants et bien à l’écoute des coureurs. Gardons notre authenticité et nos valeurs que l’on retrouve tout au long du 1er week-end de juillet. Et maintenant, avec mon pote, place Aux Templiers, autre challenge qui nous attend au mois d'octobre!!!!Arno…  

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