ALLEZ FAIRE UN TOUR POUR VOIR CE QUI M'A EXPLOSE !!!!!!!
VIDEO 6666 (RECITS DE COURSE) posté le vendredi 11 juin 2010 21:42
PAS DE TRANSJU posté le samedi 05 juin 2010 10:54
PAS DE TRANS’JU
Eh oui, à cette heure, je devrai être en train de rouler en direction du Jura pour participer à la transju’trail mais au lieu de cela, je suis devant mon ordi à écrire ces quelques lignes.
La faute à un genou douloureux qui peine à guérir. La dernière visite chez l’ostéo à eu pour conséquence de réparer légèrement cette jambe droite un peu toute tordue. En effet, l’ostéo a remarqué que toute ma chaîne musculaire droite était désaxée, ce qui me provoquait cette petite douleur au genou. Elle a donc remis tout cela en place, mais cela peine tout de même à revenir correctement. J’imagine qu’il faut être patient mais ça, c’est un peu au dessus de mes forces. Imaginer, plus d’un mois sans courir, juste du vélo. Certes, cela me permet de compenser mais je ne retrouve pas, dans cette activité, les bienfaits physiques, mais surtout psychologiques de la CAP.
A ce jour, j’ai repris la course depuis le début de la semaine, tout doucement, et je pense être sur la voie de la guérison. Ma douleur semble disparaître au fur et à mesure que le temps passe. Mentalement, c’est plus compliqué car même si je ne suis pas un expert de la préparation, je sais bien que ma blessure se situe dans une période clé de ma préparation pour l’UTMB. A cette date, au lieu de faire des petits entraînements, je devrai aligner les km et les sorties longues. De toute façon, je n’ai pas le choix, il faut PATIENTER. Mon coach et moi avons estimés que de zapper la transju était la meilleure solution afin de ne pas hypothéquer mes chances pour le Mont-Blanc.
Donc, ma prochaine échéance en compétition sera très certainement la 6000 D, à La Plagne (fin juillet), à condition que Sophie puisse avoir sa journée. Un accompagnement sera pour moi nécessaire. J’ai vraiment envie d’associer mes proches à mon challenge. Je pense vraiment, sans démagogie aucune, que j’y parviendrai aussi grâce à eux. Je sais que fin Août, je pourrai compter sur certaines personnes qui seront présentes sur place et ça, cela me donne une confiance supplémentaire. Donc, si un petit voyage à Chamonix vous tentent le dernier week-end d’août, n’hésiter pas, venez, il reste des places au camping !!!!!!!!!
En ce qui concerne mon entraînement, je pense programmer un « off » fin juin sur le GR 13. J’aimerai faire une sortie de 2 jours en enchainant 50 km par jour à travers notre beau Morvan. Je vais programmer cela avec mon entraineur et je vous tiendrai au courant, pour qu’éventuellement, je puisse être accompagné lors des 2 étapes. J’ai regardé un peu les cartes IGN et j’aimerai découper mes 2 journées un peu comme ceci :
- 1ère étape : De Crottefou (Dun Les places) jusqu’à Planchez,
- 2ème étape : De Planchez jusqu’au Mont Beuvray
Voilà, pour l’instant , je navigue sur les rivières du Morvan en offrant aux touristes (parisiens pour la plupart) des sensations que peu de morvandiaux connaissent malheureusement.
CR 6666 OCCITANE (RECITS DE COURSE) posté le mercredi 05 mai 2010 21:45
CR OCCITANE 6666
Jeudi 22 avril 2010, je rejoins Issoire pour passer la nuit à l’hôtel afin de pouvoir dormir correctement et d’être reposé le lendemain. Et bien loupé, une concentration de motards met de l’animation partout dans l’hôtel. Sympa, mais pas ce soir, tant pis, de toute façon, c’est trop tard, mon retard de sommeil est là et je vais devoir faire avec.
Vendredi matin, je pars pour Vailhan, joli petit village du Haut-Languedoc situé entre Pézenas et Roquebrun qui sera d’ailleurs notre lieu d’arrivée. Dès mon arrivée dans le petit bourg typique, je ne vois personne, pas un panneau annonçant notre ballade du soir. J’aperçois quelqu’un qui m’a l’air d’être un trailer en quête, comme moi, d’informations. Je l’interpelle et me dit que les retraits des dossards n’ouvriront qu’à 14 h. Je décide donc, ayant plus de 3 heures devant moi de rallier l’arrivée où un bus sera mis à disposition par l’organisation pour tous nous acheminer au départ.
Après plusieurs détours à travers le vignoble languedocien, j’arrive à Roquebrun et me gare prêt d’une rivière où sont déjà stationné des campings cars et d’autres voitures de coureurs. Je me prépare une assiette de pâtes et décide de me reposer un peu avant de rentrer vraiment dans ma course.
15 heures : je regarde autour de moi et m’aperçois que ça y’est, tout le monde se prépare et je me dis que moi aussi, mon voyage dans l’ultra, le vrai commence maintenant. Je peux aussi remarquer que j’ai l’impression d’être un junior parmi tous ces quadras et quinquas avec pour certains des cuisses de body-bulders. Je monte dans le bus, non sans avoir avaler un cachet pour le mal des transports. Au vue de la route qui nous attend, avec le recul, je me dis que j’ai eu raison car sans cette précaution, mes soucis gastriques auraient pus commencer bien avant le départ. Toute la petite équipe rejoins Vailhan où un des maîtres de l’ultra trail et organisateur de cette course, Antoine Guillon, nous attend pour nous accueillir avec sa simplicité et son humilité dont j’avais si souvent entendu parler. Et là, j’aperçois un homme discret, sans marques extérieurs , simplement un cuissard et des chaussures car on apprend que lui, il sera devant pour s’assurer que le balisage est toujours en place. Des petits soucis de signalisation ont eu lieu les jours précédents. Je retire donc mon dossard, fait vérifier mon matériel obligatoire, et rejoins la salle des fêtes où a lieu la Pasta que je ne prendrais pas, j’ai la mienne perso. Je me met dans un coin et observe autour de moi tous les trailers qui semblent tous se connaître. En effet, plusieurs groupes se forment et je me sens un peu « étranger » à cette grande fête. C’est peut- être ça, l’ultra, un microcosme de spécialistes, que l’on retrouve très souvent partageant les mêmes courses à travers le pays durant la saison. Je suis excité de mettre un pied dedans mais, mon côté morvandiaux, un peu rustre, me pousse à rester, pour l’instant, dans ma bulle protectrice. L’heure approche et partout, on peut ressentir de l’impatience et aussi de la joie d’être là. Pour ma part, il me tarde d’en découdre avec leur « Caroux » sommet languedocien dont j’ai tellement entendu parler.
20h45 Petit briefing des organisateurs puis décompte final sur une musique qui fera peut-être le mythe de la course et c’est parti. Nous sommes à peu près 150 aventuriers partis pour une grande ballade dans le Haut-Languedoc.
Je reste dans le dernier tiers du peloton et modère mon allure en prévision de ce qui m’attend. Je me dis que la course va commencer simplement que dans 50 kilomètres minimum. Il me faut oublier les repères habituels et raisonner en temps plutôt qu’en km. En effet, quand on se dit, pour ma part, que 50 km me prendront 5 heures, là, les temps sont multiplier par 2 et 50 km, c’est environ 10 heures de course. Donc, ma ballade ne va commencer que dans 10 heures, c’est-à-dire vers 7 heures du matin samedi. Tous les voyants sont au vert, je profite du parcours « roulant » (c’est vite dit) de la 1ère partie et découpe la course de ravitos en ravitos. Mentalement, cela va s’avérer être la bonne solution, du moins au début. Cette stratégie va m’emmener jusqu’à l’aube sans trop gamberger. Le 1er et 2ème ravitaillement vont bien passer et je vais m’alimenter raisonnablement, sans trop me gaver, mais en prenant garde, toutefois, de varier les apports.
Samedi 24 avril 2010 : à l’attaque de cette journée, le terrain change et devient très technique et le dénivelé important. Je cours sur des pistes faites de cailloux qui roulent sous notre passage (dur, dur pour les articulations), des descentes où l’on perd 800m en 4 km et, physiquement, cela commence à coincer, grave. Les paysages sont magnifiques, mais je commence à avoir de plus en plus de mal à les apprécier. De plus, le soleil est de la partie et il fait chaud, très chaud. Un vent très sec vient m’assécher la bouche et m’oblige à boire au moins un litre d’eau par heure. Les kilomètres passent ou plutôt le temps passe. Depuis le départ, je suis seul, par choix, mais me dit qu’un compagnon serait peut-être un plus. Depuis un moment, je fais l’élastique avec justement un bipède qui m’a l’air d’aller à la même cadence que moi. En fait, il semble être plus fort que moi dans les côtes mais sur le plat et les descentes, je le rejoins. J’apprends en discutant avec lui qu’une vilaine entorse à une cheville le freine dans sa progression. Donc, nous décidons, un peu involontairement, de rester ensemble afin de se soutenir, ce dont je commence à avoir réellement besoin. Nous papotons de nos expériences passées, c’est cool, lui a déjà fait l’UTMB donc je le bombarde de questions et un dialogue parfois interrompu par le terrain accidenté s’instaure entre nous. La journée passe entre coups de mou, moments d’euphorie, et nous arrivons, ensemble vers le 90 km. Cela fait déjà un moment que je ne peux courir et ma progression ne se fait qu’en marchant, parfois rapidement, mais mes jambes et surtout ma tête fonctionnent en mode ralenti. Heureusement, tout au long de la journée, des SMS de différentes personnes qui comptent me permettront tout de même de poursuivre. On arrive, Jean-Michel et moi au dernier ravito et là, je le sens plus fort que moi donc, naturellement, je lui dis de ne pas m’attendre, de terminer sa course le plus vite possible. Donc , les 20 derniers km, c’est-à-dire environ 4 heures de course, vont être pour moi, un voyage dans un autre monde, celui des hallucinations visuelles, mais aussi sonores. J’avais lu sur plusieurs CR d’utmbiste que cela arrivait, principalement la 2ème nuit. C’est également à l’approche de cette fameuse 2ème nuit qu’un berger avec un cigare va se dresser devant moi. Plus je m’en approche et plus je vois que c’est en fait, un rocher sous un arbre à la forme bizarroïde. Je continu ma progression et je crois entendre des sirènes de police. Je m’arrête et là plus rien. Je repars et là, ça recommence. Je crois devenir fou. Je m’aperçois que le bruit est créé par mes bâtons qui tapent sur les cailloux. Il fait maintenant nuit noir (normal, il est 22 h) et j’ai vraiment envie d’en finir. Je m’arrête de plus en plus souvent car j’ai vraiment mal partout et mon moral est au plus bas. En plus, j’ai coupé mon téléphone car je n’ai plus de batterie et que je garde le peu qu’il me reste pour appeler l’organisation si une galère m’arrive. Il doit me rester à peu près 2 heures de course quand j’aperçois une famille de limaces qui sont en réalité des feuilles mortes au sol. Au moins, le fait d’être victime de visions me fait passer le temps et me distrait un peu.
J’ai envie de pleurer car mes jambes me font souffrir et je commence à vraiment être fatigué. Je suis à cette instant témoin d’une scène qui encore maintenant m’interpelle. J’ai eu l’impression d’être témoin de ma propre course. C’est difficile à expliquer mais surtout à comprendre. J’ai vraiment eu l’impression de sortir de mon corps et de me voir courir. J’étais au dessus de cet être qui courait, plus de souffrance et d’un seul coup, la réalité m’a rattrapée. Drôle d’expérience !!!!!!!!!!!! difficilement compréhensible pour les autres et même pour moi d’ailleurs. J’avoue que ce passage m’a un peu remué et naturellement, je décide d’attendre un groupe de coureurs pour en terminer. Au bout de 5 minutes de pose bien venue, j’entends à nouveau des murmures, qui seront ce coup ci, bien réels. Je m’accroche à ce wagon qui va m’emmener jusqu’à l’arrivée au bout de 26h50 d’effort. A l’arrivée de cette aventure, une émotion que j’aurais cru plus importante m’envahie, tout de même. L’organisateur, Antoine Guillon, est là pour nous accueillir (il est tout de même 0h50), nous donnant la polaire de finisher puis la bière tellement rêver depuis longtemps. Un tour à la voiture, un coup de fil à ma chérie pour l’informer de mon arrivée, une assiette de pâtes et une nuit à l’arrière de ma logan plus que courte (pas plus de 4 heures de sommeil) et retour chez moi où mes 3 femmes (et oui, j’ai de la chance !!) m’attendent impatiemment.
Le bilan de ce week-end est plus que positif. En effet, je pense que cette course m’apportera énormément d’expérience en vue de mon objectif majeur qu’est l’UTMB en terme d’alimentation, de gestion de la fatigue, de gestion de course et surtout en terme de mental. Car ces épreuves mettent à mal notre personnalité et nous permettent de puiser dans nos ressources physiques, mais surtout psychologiques. Le mental est pour moi, beaucoup plus important que l’aspect purement physique. J’ai flanché plusieurs fois mais l’idée d’abandonner ne m’a jamais traversé l’esprit. Je ne pense pas être invincible mais je m’aperçois, au fil des courses que mon mental est un atout pour réussir dans ce milieu qu’est l’ultra. C’est sur, je n’irai jamais jouer avec les cadors qui ont un autre vécu sportif que le mien et d’autres facilités aussi, mais je pense pouvoir aller encore plus loin dans les distances si les blessures m’épargnent. …………
D’un point de vue organisation, évidemment, les organisateurs ont visé juste, le parcours varié, technique, cassant, a permis à chacun de trouver quelque chose qui lui correspondait. Les bénévoles au top, l’ambiance générale excellente. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour que la légende se mette en marche, ça, l’avenir nous le dira !!
Remerciements : J’ai décidé de créer un chapitre pour remercier les nombreuses personnes qui m’ont soutenu avant et surtout pendant cette aventure. Donc, j’espère que je n’oublierai personne : merci à Nicolas, Céline et leur petite Alice, merci aussi à Angèle, merci à mon frère et sa chérie (bientôt sa femme) Nadège, merci à mon père et à Bidou, merci à Jérôme et Céline. Puis un grand merci à Thierry et sa petite famille qui m’a soutenu tout au long de ce périple. Dommage que tu ne partage pas cela avec moi, peut-être plus tard. En tout cas, merci encore à toi, merci pour tout………….. Merci encore à Manu d’ED SPORT pour toute ma préparation annuelle. Que dire aussi de mes 3 chéries qui m’ont soutenues dans mes pensées et permis d’avancer malgré la douleur et la lassitude. Je les remercie très fort d’endurer au quotidien mes sorties, même si de plus en plus, j’essaye d’y aller lorsque tout le monde dort. Je suis bien conscient, quand même, que quelque fois, cela doit être dur à gérer pour elles.
J’ai l’impression pendant cette course d’avoir plus appris qu’en 3 ans de pratique. En effet, mes capacités mentales ont été mises à rude épreuve, mais mes limites physiques, psychologiques n’ont pas été atteintes. Donc, il me reste encore un peu de marge pour le mois d’Août à l’UTMB où, j’espère, le plus possible de personnes m’accompagneront dans cette aventure. Cela sera indispensable à ma réussite, j’en suis maintenant persuadé. De toute façon, je ne m’engagerais plus sur ce genre de course sans un accompagnement personnel.
Le bilan physique est pour moi négatif car depuis 15 jours, je n’ai pas repris la course a pied en raison d’un genou enflammé qui est en train, je l’espère, de se réparer. Dur dur pour moi d’être inactif, mais je dois tout de même penser à la suite et justement, la suite c’est le 6 juin pour un traversé du Jura de 70 km et 3000 m de dénivelé, mais j’aurais l’occasion de vous représenter ce nouveau challenge.
Résultats : http://www.6666occitane.fr/scratch_solo_1862.htm
NOUVELLES FRAICHES !!!!!!!!!!!!!! (PROGRAMME 2010) posté le dimanche 11 avril 2010 12:15
JOUR J – 12 POUR LA 6666
Cà y’est ! c’est bientôt le moment pour moi pour plonger dans l’ultra, le vrai, celui qui vous fait découvrir d’autres ressources, du moins, je l’espère.
Ma préparation c’est bien passée et je suis impatient de voir si toutes mes séances dans le froid et la pluie vont porter ses fruits. Ma dernière grosse sortie était dimanche 4 avril. Je suis allé au Haut-Folin à 5 h du matin et j’ai pris pendant 4 heures des averses de neige fondue et des rafales de vents assez fortes. De bonnes conditions pour travailler un mental qui me sera indispensable pour l’Occitane. J’ai pu tester une dernière fois mon matos et je pense que mes bâtons resteront à la maison. J’ai l’impression qu’ils m’encombrent plus qu’ils m’aident. A voir !!!!!!!!!! Je ferai un dernier test cette semaine pour savoir quelle stratégie j’adopte avec ses accessoires.
Pour tout ceux qui le souhaitent , n’hésiter pas à me laisser des petits messages le jour de la course (départ vendredi 23.04 à 21 h00 et arrivée je l’espère 24 h plus tard) qui me feront le plus grand bien car je passerais, j’en suis sur, par des moments de moins bien et que l’énergie de chacun pourra me permettre d’avancer. Peut-être ne pourrai-je pas vous répondre sur l’instant mais merci d’avance quand même. Je vous laisse mon n° de portable 06.82.03.66.87
PROCHAINE "BALLADE" (PROGRAMME 2010) posté le vendredi 12 mars 2010 10:00
PETIT APERCU, POUR CEUX QUE CA INTERESSE DE MA PROCHAINE SORTIE LONGUE
|


Commentaires